Le Cap Vert

Le Cap Vert

Un peu de Géologie avec l’aide du Pépé

Tout comme Madère ou les Canaries les îles du Cap Vert sont le résultat de l’activité d’un point chaud. Les îles ne sont pas alignées aussi nettement que pour les Canaries. Il est probable que le mouvement de la plaque africaine située au-dessus du point chaud soit plus compliqué. Voici la carte des différentes îles.



L’île la plus ancienne est l’île de Sal, sa formation a commencé il y a 50 millions d’années. Elle est très érodée, elle dépasse assez peu de la surface de l’océan, pendant une période elle a même été recouverte par la mer. Les iles les plus récentes se trouvent à l’ouest comme aux Canaries. L’île de Santo Antao ,est entièrement volcanique, sa création a commencé il y a 3 millions d’années, la dernière éruption date de 200 000 ans. Elle est peu érodée, son sommet le plus haut est à 1980 mètres d’altitude. Elle est surtout composée de basalte.


 L’île de Fogo date de trois millions d’années, elle est constituée d’un volcan toujours en activité, sa caldeira mesure 9 kilomètres de diamètre. La dernière éruption date de 2014, le Pico de Fogo a une altitude de 2800 mètres. La vidéo suivante date de la dernière éruption on comprend comment se diffusent les roches « pyroclastiques » : les roches lancées au loin par le volcan.
https://www.youtube.com/watch?v=zIZaGQRuJKQ

Sao Vincente est aussi une île volcanique, mais assez érodée, la montagne la plus haute mesure 750 mètres. Il y a peu de végétation et la terre est très sèche.

Et un peu d’Histoire avec l’aide du Pépé

Les Portugais se sont établis sur les iles du Cap Vert en 1456, sous le règne d’Henri le Navigateur (1394-1460). On pense qu’il n’y avait aucun habitant quand ils sont arrivés. Les Portugais vont utiliser les îles comme étape pour les échanges avec les pays d’Afrique. La route terrestre par le Sahara ne pouvait pas être utilisée, elle était contrôlée par les puissances arabes qui emmenaient du sel vers le sud de l’Afrique et ramenaient de l’or et des esclaves. Les Portugais cherchaient donc à établir de nouvelles routes vers le sud de l’Afrique puis l’Inde pour ramener des épices mais aussi des esclaves.
 Diego Afonso parcourut toutes les iles, difficile de trouver un nom pour chaque île….facile, la solution était de donner à chaque île le nom du Saint qui correspondait au jour où les marins arrivaient sur l’île. Ils sont arrivés dans la baie de Mindelo le 22 janvier, l’île s’appellera Saint Vincent, ils arrivent sur une autre île le 6 décembre 1461 jour de la Saint Nicolas l’île sera donc Sao Nicolau. Les Portugais s’installent sur certaines îles, le travail est surtout réalisé par des esclaves. En 1510 sur l’île de Santiago il y avait 2000 personnes libres et 14 000 esclaves. L’île de Santiago (Saint jacques) va ensuite aussi être utilisée comme étape pour le trafic d’esclaves. Ribeira Grande, un port de Santiago, est alors l’un des plus importants ports au monde spécialisé dans ce sinistre commerce.

 On développe aussi la culture dans les îles, les bateaux peuvent alors se ravitailler pour continuer leur traversée de l’Atlantique.
Pendant une longue période de 1600 à 1750 les îles sont attaquées par de nombreux pirates. Un pirate français est resté célèbre : Jacques Cassart. Ses hommes pillent l’île de Santiago en 1712, ses bateaux repartent remplis du butin qu’ils ont ramassé. L’île a beaucoup souffert,  de plus elle a subi une grande sécheresse en 1773, la population a été diminuée de moitié.
Les îles du Cap Vert se développent de nouveau à partir des années 1800, le commerce des esclaves commence à être interdit, la culture du café, de la canne à sucre s’installent à Sao Nicolau. Des habitants s’installent à Sao Vincente (avant il n’y avait pratiquement personne)
Pendant la période 1900-1970 les îles du Cap vert vont encore connaitre des difficultés, elles sont éloignées, il est difficile de vendre le produit de leur culture. Des périodes de sécheresse rendent la vie difficile. De nombreux habitants émigrent, vers l’Europe, les Etats Unis.
En 1975 les îles du Cap vert sont devenues indépendantes et la reconstruction a été difficile. Les aides internationales et un gouvernement stable et élu (rare en Afrique) ont permis de développer le pays.

La baie de Mindelo est l’une des plus belles du monde, elle a la forme d’une portion de cercle  presque parfaite .Elle est constituée par une ancienne caldeira (la bouche du volcan), le volcan a été recouvert par l’eau, il reste cette superbe baie bien abritée.




Dans les années 1850 l’Angleterre domine le commerce maritime mondial. Petit à petit on remplace les bateaux à voile. Les bateaux naviguent grâce à l’utilisation de la vapeur. L’eau est chauffée à l’aide du  charbon, elle se transforme en vapeur qui actionne l’hélice du bateau. Pour naviguer de l’Angleterre en Amérique il faut beaucoup de charbon, les bateaux ne peuvent pas emmener toute la quantité dont ils ont besoin, il faut se ravitailler en route.
Mindelo est juste située au milieu du trajet, les bateaux vont pouvoir se ravitailler dans cette superbe baie. Les Anglais vont donc développer la ville pour que les bateaux puissent se ravitailler. En 1875 c’était le plus grand port de charbon de l’Atlantique sud. Toute la ville a été construite à cette époque, on y trouve encore des maisons qui ont un style anglais. Avec l’apparition de bateaux fonctionnant au fuel Mindelo cessera d’être un port de commerce important.

Sao Nicolau

Petit séjour à Tarrafal, où nous retrouvons Fréderic, Lily et Bocar sur le Golo. Un mouillage magnifique, nous faisons également la connaissance d’El Pelegrino et son équipage. Bernard, Victoria et leurs trois charmants enfants Trixie, Marie et Laurent et aussi Lucf, Marine et Jonathan leurs coéquipiers et professeurs à la fois. Le programme est simple école le matin, Nora déserte notre bateau pour rejoindre Marie et Luc pour l’enseignement du CM2 via le programmme du Cned.
L’après midi, bataille navale pour les jeunes sur le paddle, jeu tellement passionnant qu’ils ne goûtent même plus. Et sans oublier les balades à la découverte de l’Ile.
Nous profitons de découvrir Tarrafal, charmant village où les gens sont accueillants et nous découvrons le fameux marché de poissons, avec du Thon à 3 euros le Kilo.


Pour nos déplacements nous utilisons, dans un premier temps l’annexe de Bernard capable de transporter jusqu’à 17 personnes, eh oui. Nous empruntons ensuite les aluguers (minibus local), il y a de l’ambiance à l’intérieur, ça chante, crie et rigole bien.
Découverte du village de Ribeira Prata, magnifique petit havre de paix, pour les restos mieux vaut avoir le temps et pas très faim, le service est extrêmement long et pas sur d’être servi.
Différentes escalades vers le Monte Gordo et la vallée de Fragata et de Prata pour redescendre sur l’autre versant. Au plaisir des yeux nous découvrons une végétation verdoyante, où se retrouve canne à sucre, bananiers, manguiers, baobab,….. sans oublier les espaces de cultures sous formes de parcelles bien différentes des nôtres.
Et pour nos amateurs de géologie nous avons aussi pu observer les montagnes, des dykes, et  des orgues sur les chemins montagneux , d’un côté aride et de l’autre verdoyant.
Nous avons eu le plaisir de rencontrer de tout petits villages nichés dans les montagnes, avec leurs habitations sommaires où cohabitent humains et animaux.
Nous avons aussi rencontré les villageois dans leurs activités, ils portent le fourrage des animaux  (chèvres, poules, vaches, cochon..) sur le dos ou avec l’aide des ânes.

Belle excursion sur le site de Carbeirinho, niché au pied d’un volcan, et ses falaises remarquables. L’érosion provoquée par les vents et les courants donne de magnifiques figures sculptées dans la roche. Avec une piscine naturelle, quelque peu dangereuse au regard des forts courants, mais nous avions choisi notre visite en fonction des horaires de marées, nous avons donc pu nous y baigner, un vrai bonheur, dans ce lieu.

Mindello

Mouillage bien protégé et bonne tenue au regard des forts coups de vent que nous avons eu jusqu’à 30 nœuds dans le mouillage. Ambiance bien à part, nous voguons dans les rues où se côtoient les vendeurs de poissons, de légumes  n’importe où dans la rue à même le sol et les chiens , chats….
Une ambiance de pauvreté est plus flagrante, mais des rencontres diverses nous amènent à chacun un souvenir gravé dans nos mémoires pour un moment. une jeune femme qui s’installe et partage notre repas local, dans un bouiboui du marché, que nous sommes bien dans l’incapacité de manger( Il y a catchupa et catchupa); Il y a Michel, qui nous fera quant à lui découvrir un super resto local, où l’on peut manger du bon poisson, super bien cuisiné.
Et ces petits vendeurs de pacotilles, tortues, bracelets…. avec qui on se prend  à marchander pour leur plaisir.
Dans nos visites , l’inoubliable magnifique plage de Sao Pédro,de sable blanc sur plus d’un km avec une eau cristalline. Au plaisir on y découvre tortues, attraction assurée, les pêcheurs en barque et la paillote du coin.
La plage Baia des Gatas, avec son mur de roches naturelles, assez désertique.

Santo Antao par Nora

Tarrafal de Santo Antao

Voilà le récit de mon impression sur Santo Antao.

Plusieurs Tarrafal?

Oui il y a beaucoup de Tarrafal. je crois d’après ce que j’ai entendu qu’il y a à peu près un Tarrafal sur CHAQUE île. Il y a beaucoup de Tarrafal mais pas que, il y a aussi, beaucoup de Praîa. J’ai visité 2 Tarrafal, 1 à Sao Nicolau et l’autre à Santo Antao. Celui que je vais vous raconter c’est celui de Santo Antao

Mon avis

Après Mindelo, Tarrafal a été un grand changement.Car Tarrafal c’est beaucoup plus calme, plus vert, plus reposant que Mindelo. Si on n’avait pas eu de date pour que Thierry* reparte des Antilles et pour le créneau météo,on serait resté plus longtemps.
Aussi, nous n’étions pas sûrs de partir car  l’hydrogénérateur* a eu un problème. Mais on est quand même parti et après 8 heures de séchage (il fallait que l’hydrogénérateur sèche) papa l’a remis.   J’ai trouvé que c’était très calme et ça faisait plus « local » que Mindelo. C’était moins industriel que Mindelo.



S
ur la plage, on a vu des cochons dans un enclos en pierre avec vue sur mer. C’était trop marrant. Quand on est arrivé il y avait une dame qui donnait à manger à son cochon. Et quand on a regardé dans les enclos qui suivaient il y avait d’autres cochons. Le dernier qu’on a vu ressemblait à Dumbo, en rose et avec une longue queue. Ils avaient tous un petit toit fait en feuille de palmier ou en filet de pêche.

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